jeu.

11

févr.

2016

Et si l'intention nous était contée

A l'image de la sorcière qui jette un sort sur le nouveau né, nos parents et parfois grand-parents ont trouvé un intérêt à notre arrivée sur terre. Avant même la conception, un plan se dessine sur nous, la future mère peut y voir un moyen de capter son futur mari, le futur mari peut y voir le moyen de capter la fortune de sa belle et douce. Les parents peuvent aussi projeter la mission de donner un frère ou une sœur au premier enfant pour qu'il ne soit pas seul. Parfois même, ces intentions s'improvisent face à l'arrivée imprévue de bébé.

Quels que soient les intentions et intérêts de nos parents sur nous, ils dictent une part de nos comportements et génèrent la plupart du temps des blocages dans notre relationnel. Il en est de même concernant la projection du sexe de la progéniture. Notre inconscient a tout capté et lance des stratégies de défense. Ainsi, le petit garçon qui a été conçu pour offrir une sœur à la fille aînée pour qu'elle puisse s'amuser, pourra avoir tendance à développer un excès de masculinité et un refus catégorique de venir en aide à sa sœur ; il pourra rejeter toute complicité avec elle. Si son père projette sur lui la belle carrière d'architecte qu'il n'a pu réaliser pour son compte, ce petit garçon pourra rejeter en bloc l'obligation de faire ses devoirs à l'école pour réaliser le rêve de son papa.

Les exemples sont multiples, amusez vous à identifier les intentions de vos parents sur vous et vous pourrez décrypter certains de vos comportements...

Vous pouvez faire le même exercice en vous rappelant de vos intentions portées sur vos enfants, peut-être parviendrez-vous à mieux les comprendre. Peut-être déciderez-vous d'annuler les sorts jetés...

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lun.

20

juil.

2015

Sommes nous libres ?

 

J'aime compléter les visions de Spinoza et de Montaigne.

Le premier considère que nous sommes déterminés "les hommes se croient libres parce qu'ils sont conscients de leurs désirs mais ignorants des causes qui les déterminent".

Spinoza considère que les hommes sont sous l'emprise de passions contraires qui font apparaître colère, tristesse, démence, culpabilité...

C'est une certitude pour la majorité des humains qui ne recherchent pas la cause de ce qui les détermine. L'illusion est de croire être libre sous prétexte d'être conscient de ses désirs.

Etre actif et joyeux suppose la prise de conscience des déterminations et des passions. C'est ainsi que l'on peut accéder plus aisément à son plein potentiel.

Montaigne reste en ça très moderne, considérant que "la vraie liberté, c'est de pouvoir toute chose sur soi".

Etre sa propre influence en considérant toutes ses influences...

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